Des origines du Tango

Dans toute culture, la musique est partie intégrante de la vie en société, elle est donc définie par, et doit être replacée dans, un contexte économique et social mouvant, avec pour conséquence sa façonnabilité et, sa perception par ceux qui l’écoutent pour ce qu’elle est ou devrait être.

 

Sa vulgarisation au travers du métissage permet alors son évolution transverse. La musique peut avoir ainsi plusieurs fonctions, le plaisir esthétique, le divertissement, la communication, la représentation symbolique, la réponse physique, imposant la conformité et les normes sociales, validant les institutions et les rituels religieux, contribuant à la continuité, la stabilité et à l’intégration de la dite société, ainsi qu’à l’expression émotive.

 

A partir de la fin du XVI ème siècle, on observe un processus de créolisation des musiques, né du mariage des rythmes africains et des musiques hispaniques puis françaises.

 

A Cuba les premiers Conquistadores apportent une tradition poétique et musicale correspondant à la "Romance" et au "Zapateo".

 

Le 17 août 1791, une révolte des esclaves éclate à Hispañola (actuelles Haïti et République dominicaine). Colons français et esclaves se réfugient à Santiago de Cuba amenant avec eux la culture du café, mais aussi des musiques et danses nouvelles : la Contredanse, le Menuet, la Gaceste et la Tumba francesa.

 

La Contredanse française créolisée chez les Cubains sur une musique espagnole et une musique africaine donna le "Danzon" qui se transforma par la suite au 20ème siècle en "Mambo", issue de la rencontre des danses de cours avec des syncopes et des percussions africaines.

 

Apparaît le rythme syncopé du "quintolet" (en français, "cinquillo" en espagnol) Dans les années 1830, La Havane va donner son nom à un style musical issu de la contradanza, la « Habanera », qui séduira le monde entier, en particulier l’Argentine (dont le tango dérivera).

 

L’apparition au 19 ème siècle de cette identité rythmique cubaine sous l’influence puissante de la musique espagnole avec la "Habanera", inspirera de nombreux compositeurs de renom. "El Arreglito", interprétée en 1863 par la soprano Mila Traveli au Théâtre Impérial Italien de Paris, dont la musique servira pour "L’Amour est un oiseau rebelle (La habanera)" de l’opéra "Carmen" de Georges Bizet de 1875.

 

Musicalement, le tango n’est pas dans une relation de continuité directe par rapport aux musiques traditionnelles, comme les milongas, zambas, chacareras, cuecas ou autres qui ont pu se développer en Argentine campagnarde. C’est un métissage de trois danses ou musiques, issues des tambours africains du candombé uruguayen, dansé par les esclaves noires ; la Habanera d’origine cubaine qui influença fortement son développement et certainement la Milonga, chant lent et grave venue de la pampa argentine. De part et d’autres des frontières de l’Argentine, sont apparus différents genres musicaux, plus ou moins commun à l’ensemble des pays du Cône sud, qui connaissent un développement parallèle à celui de la musique urbaine qu’est devenu le tango.

 

L’histoire du tango commence avec l’urbanisation du pays, donc vers la fin du 19e siècle. Cependant on peut rechercher des racines dans le candombé du 18 ème siècle. Le candombé est d’un rythme rapide soutenu par le deux ou trois tambours appelés tangós. Il se présente comme la musique typique des Noirs argentins. Au début du 19 ème siècle on appelait à Buenos-Aires les maisons dans lesquelles les Noirs organisaient leurs bals : tango.

 

Dans les salons de la nouvelle classe moyenne, on danse les mêmes valses et polkas des soirées de la petite-bourgeoisie européenne, auxquelles on ajoute quelques danses américaines comme la habanera. Née à Cuba au début du 19 ème siècle la havanaise est moins trépidante que la milonga et le candombé : elle présente ainsi une couleur moins "nègre". Véritable musique hispano-américaine, la habanera est certes tout à fait créole, mais elle semble plus castillane que les autres musiques qui voient alors le jour sur le continent américain. Parce que ses influences africaines se font très discrètes, la habanera offre aux petits-bourgeois une musique du pays, sans être trop entachée de couleurs mulâtres.

 

Pour cette classe, la civilisation, la culture et le bon goût demeurent associés, malgré la profonde créolisation de la population, à des valeurs européennes. La habanera leur offre un produit culturel d’une couleur locale idéale, puisque, paradoxalement, il peut passer pour européen, ceci même aux yeux des Européens.

 

C’est alors que commence à apparaître une nouvelle forme musicale issue de la habanera avec ses racines du candombé : la milonga.

 

La mélodie et l’instrumentation ont été transformées. Les couleurs africaines s’atténuent, le tambour disparaît. On y retrouve le souvenir de mélodies traditionnelles issues du folklore qui s’est développé dans les populations paysannes à partir de musiques d’origines espagnoles. Mais on commence à y remarquer des influences immigrantes. La mélodie évoque la tarentelle italienne ; on joue à la guitare ce qui contribue à lui donner une couleur plus méditerranéenne ; on commence à employer le violon dont la mélancolie rappelle les traditions de l’Europe de l’Est.

 

La milonga qui naît ainsi est une musique de fête. Souriante et gaillarde, elle devient rapidement la reine des bals populaires. On l’associe à la nouvelle société des "arrabales". Cette expression vient du mot arrabal - faubourg, il désigne cependant plus que le seul lieu des quartiers de la proche banlieue : il émane une odeur de mauvaise vie qu’on retrouve en français dans l’adjectif « faubourien ». Parce qu’on l’identifie à des gens qui font mauvais genre, la milonga se voit cantonnée dans les lieux de mauvaise vie ; c’est sinon dans les bordels, en tout cas dans les fêtes populaires, considérées d’un très mauvais œil par les bien-pensants du centre de la capitale qu’on jouera la milonga.

La chronologie plausible de l’évolution de cette nouvelle musique part des candombé, passe par les contredanses espagnoles - probablement andalouses, ensuite la habanera pour arriver à la milonga et débouche sur le tango.

 

Des musiciens des quartiers populaires vont créer sur base des milongas et des habaneras les premiers tangos. Au début ils introduisirent dans leur répertoire milonguero quelques habaneras. De la habanera, le tango emprunte son rythme caractéristique, ceci en lui ajoutant les couleurs mêlées qui lui sont apportées par les diverses cultures immigrantes. Au hasard des transformations sociales et des croisements multiculturels, cette nouvelle musique éclot en quelques années. C’est le 30 août 1866 que l’on retrouve la première référence explicite. Le plus ancien des tangos qui continue à faire partie du répertoire moderne date de 1897.

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Alessia Lyndin et Thierry Le Cocq sont le fruit de l'évolution de cette tradition vivante qu'il continue de faire vivre et  construisant à leur façon une page d'histoire.

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